LUTTE CONTRE LA CYBERCRIMINALITÉ

A la suite du développement des technologies de l’information et de la communication, la criminalité et la délinquance ont pris de nouvelles formes, passant de l’espace physique au domaine virtuelle, changeant de nature et de formes d’expression. C’est ce qu’on désigne sous le vocable de la cybercriminalité : l’ensemble des infractions commises au moyen des systèmes informatisés et/ou visant des systèmes informatisés.

La cybercriminalité est devenue un fléau mondial. En 2019, on a évalué les dommages occasionnés par la cybercriminalité (en détournements de données, demandes de rançons, sabotage de réseaux, etc) au niveau de l’ensemble de la planète, à plus de 600 Milliards de dollars, soit 1% du PIB mondial qui ont été détourné. Plus inquiétant, entre janvier et avril 2020, il a été observé une hausse de 30.000% dans le nombre des cyberattaques orchestrées dans le monde, passant de 12.000 en début d’année à 380.000 début avril 2020. La menace cybercriminelle est ainsi à la fois réelle et persistante, mais en plus, elle évolue à un taux de croissance des plus affolant.

C’est dans cette optique que l’Agence Nationale de Sécurité Informatique et de Certification Électronique (ANSICE) a été chargée de coordonner au niveau national la lutte contre la cybercriminalité. Elle abrite en son sein une coordination pluri-institutionnelle dénommée Cellule de Lutte Contre la Cybercriminalité. Celle-ci, composée de magistrats, de représentants de la société civile, des officiers des forces de l’ordre publique et des ingénieurs informatiques de l’ANSICE, s’assure de mener les enquêtes relatives à la cybercriminalité, identifie leurs auteurs et les traduit devant les autorités judiciaires pour juste appréciation et sanction de leurs infractions.

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